29 novembre 2005

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A l’heure où l’on cause beaucoup sur la condition des femmes dans l’Islam, il serait peut-être de bon ton de voir comment est traitée la gente féminine dans nos "brillantes" contrées occidentales. Comment se comportent les hommes, bien de chez nous, vis à vis de leur épouse, concubine ou amantes ? Se conduisent-ils en parfait gentlemen ? Le mythe du chevalier servant a-t-il perduré ? Nos gentils français remporteraient-ils la palme d’honneur au concours des bonnes manières ? Il apparaîtrait que les apparences sont souvent trompeuses dans notre société policée et que les persécuteurs ne sont pas ceux que l’on croit. En l’occurrence, sur notre territoire, « l’enfer ce n’est pas les autres. » Constat.

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Sur le territoire français, au moins deux millions de femmes sont victimes de violence conjugale chaque année et 400 en meurent soit plus d’une femme par jour. Entre 1990 et 1999, sur 652 femmes victimes d’assassinats, la moitié a été tuée par le compagnon ou mari et uniquement dans la région parisienne. Sur 7 000 femmes interrogées pour ce même périmètre, 10 pour cent d’entre elles ont subi des violences conjugales au cours des douze derniers mois.

On ne peut que rester perplexe ou atterré devant cette triste constatation. D’autant que ces messieurs ne lésinent pas devant les « gâteries ». Tous les coups sont permis. Les violences conjugales déroulent leur tapis de monstruosités. Cela va des insultes aux menaces, du harcèlement moral au chantage affectif sur les enfants, du mépris aux agressions physiques en passant par la séquestration, la mise à la porte, les rapports sexuels imposés ou le viol, les coups et tentatives de meurtre.

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Il nous est donc permis de penser que non contents de faire peser leur autorité sur leur lieu de travail, ces individus continuent à faire les importants en se défoulant une fois rentrés à la maison. Et pas de la plus digne des façons. Car les conséquences de leurs actes sur leurs victimes sont le plus souvent dramatiques. « De nombreuses femmes, suite à ces traitements peu orthodoxes, souffrent de troubles psychiques ou émotionnels » (dépression, boulimie, anorexie), certaines ne supportant plus ce calvaire se suicident et une grande partie meurt carrément sous les coups du conjoint. Parmi les victimes présentées dans le rapport, 30 % ont été poignardées, 30 % ont été abattues par arme à feu, 20 % ont été étranglées et 10 % ont été rouées de coups jusqu’à la mort.

Mais notre cœur solidaire bat et souffre pour les deux millions de femmes violentées chaque année en France et pour toutes celles qui, en croyant rencontrer l’Amour, ont un jour croisé sur leur route leur bourreau et leur assassin.

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Posté par I cry à 16:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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